Bilan estival plutôt ensoleillé pour l'hôtellerie de plein air

23 août 2021 à 17h38 - Modifié : 23 août 2021 à 19h26 par Dolorès CHARLES

HIT WEST
Les mobil-homes du camping de l'Atlantique à Fouesnant (29)
Crédit: Yann Launay

Ça sent la fin des vacances et la reprise au travail. Premier bilan de la saison avec la Fédération régionale de Bretagne de l'Hôtellerie de plein air, Océanopolis à Brest et les parcs vendéens O'Gliss et O'Fun Parks.

La fin août arrivée, on pense à reprendre l'école, le travail et c'est l’heure aussi du premier bilan de la saison estivale 2021. Pour Nicolas Dayot, président de la Fédération Nationale et de Bretagne de l’Hôtellerie de plein air, invité de l'émission "Sur Place Ou A Emporter" ce midi, si septembre pèse de plus en plus lourd, d’autant plus si la météo est bonne, on peut d'ores et déjà dresser un premier bilan touristique, et il est bon en Bretagne. Deux tiers des professionnels interrogés par la fédération enregistrent une activité au niveau de l’été 2019 (année record) et un tiers d'entre eux notent même un été meilleur  :

Les explications de Nicolas Dayot : "la première est que ce type d'hébergement (hôtellerie de plein air) est certainement le plus covid compatible, parce qu'on est en plein air et dans la campagne et on sait que c'est la campagne qui a bien fonctionné. On est d'autre part un mode d'hébergement qui accueille une proportion plus importante que les autres de clientèle française, et en Bretagne en particulier, où la proportion d'étrangers est l'une des plus faibles de France par rapport à la moyenne nationale. On était plus franco - français, donc favoriser par ça, et si vous ajoutez à ce premier constat que les Français choisissent majoritarement le littoral - la Bretagne étant la première région littorale française, eh bien ce cocktail a permis de sauver la saison et d'être moins impacté par le Covid que d'autres secteurs d'activité."

Les campeurs sont restés au camping

En Bretagne, les professionnels de la côte Sud s’en sont mieux tirés que la côte Nord. Il y a eu aussi l’effet pass sanitaire entré en vigueur cet été. Pour Nicolas Dayot, les campeurs ont préféré rester au sein même des établissements de plein air, et profiter des activités des campings plutôt que de réaliser des tests PCR ou antigéniques à répétition :

"Une autre particularité du camping et de la Bretagne en particulier, c'est une proportion non négligeable de tourisme de proximité. Il y a des gens qui sont partis en vacances à 20 kms de chez eux. Cela a été un vrai vivier qui nous a permis de maintenir un bon niveau d'activité, et c'est vrai qu'un tiers de notre clientèle, notamment à partir du 21 juillet, n'étant pas vaccinés il fallait présenter le pass sanitaire à chaque fois qu'ils allaient au cinéma, au festival, etc. Ils ont préféré rester dans le camping plutôt que de refaire des tests tous les 48h, ou 72h depuis début août. C'est vrai qu'il y a eu un resserrement sur l'établissement, et comme les campings proposent de plus en plus d'activités en interne, cela a permis d'avoir des vacances réussies, en restant à l'intérieur."

Bonne tendance sur l'arrière-saison

Les professionnels comptent maintenant sur l’arrière-saison, d’autant plus si la météo s'améliore, et la tendance est (aussi) bonne : "les emplacements équipés d'une location, les mobil-homes, les chalets, les cabanes dans les arbres ont plus de succès que les emplacements nus, même si tout est en train de se remplir du fait justement des annonces météo intéressantes, et puis cela ne surprendra personne, beaucoup de retraités en septembre, aussi pour compenser le fait qu'ils n'ont pu partir en vacances au printemps, et puis jusqu'au 28 août plein de familles dans les campings car les vacances poussent de plus en plus tard en s'approchant de la rentrée scolaire."

 

Bilan contrasté pour les parcs d’activité de l’Ouest

A Brest, Océanopolis a bénéficié de l’attrait des touristes pour la Bretagne, des touristes français pour la plupart, et le site a moins souffert de la météo variable de l’été. A contrario, les parcs vendéens O Gliss Park cet O Fun Park ont accusé une chute de la fréquentation. La météo maussade associée à l’entrée en vigueur du pass sanitaire a fortement impacté l’activité des parcs accro-branche et aquatique. Clément Trigatti chargé de la communication des deux parcs (Moutiers en Mauxfaits et Le Bernard).

"La météo a été très impactante avec seulement 5 jours de beau temps au mois de juillet.... Pour septembre, on compte vraiment sur la météo - un beau soleil comme aujourd'hui ce serait bien pour toute la fin de saison, sinon cela risque d'être compliqué sur la fréquentation... On n'a pas les chiffres de fin de saison, mais on peut déjà estimer une baisse de 30 à 50% de baisse de fréquentation."